Mayotte - Petite-Terre l’immanquable

Avec son rocher administratif, sa plage paradisiaque, son volcan et son point de vue unique sur le lagon, Petite-Terre, certes moins authentique que Grande-Terre, mérite une journée.

Passage obligé pour tout voyageur débarquant à Pamandzi ou s’apprêtant à quitter Mayotte, Petite-Terre, peuplé de 20 000 habitants, n’est qu’un caillou d’une quinzaine de kilomètres carrés. Plus développée que Grande-Terre, Petite-Terre est tout à la fois une île résidentielle, commerciale et administrative.
Militaires et fonctionnaires sont nombreux à y habiter. Supérettes, restaurants et bars de nuit ne manquent pas. Et on y parle plus volontiers français.

Mais il serait dommage d’y limiter votre passage. Petite-Terre vaut plus que la dizaine de minutes nécessaires (5 km) pour relier en voiture (Agence Budget location de voiture : 0269 61 66 16) le tarmac de l’aéroport au quai de Dzaoudzi, par le boulevard des Crabes (N4).

Entre cimetière, plage et lac émeraude, votre aventure commence


Immédiatement après la sortie de l’aéroport, à hauteur de la station-service, le premier arrêt pourra être pour le cimetière chrétien ombragé de Sandavangeu. A voir : les sépultures des soldats du corps expéditionnaire engagé à Madagascar, le carré de la Légion étrangère et surtout quelques tombes des gouverneurs de l’île et celle d’Henry de Balzac. Le frère de l’écrivain chercha fortune dans l’océan Indien avant de finir ses jours comme géomètre dans une exploitation de plantes à parfum.
Au rond-point du Four-à-Chaux, prendre à droite vers le bourg de Labattoir puis la route du Moya en direction de la plage éponyme. Cette plage, très fréquentée le week-end est équipée de plusieurs kiosques à pique-nique. S’y rendre à marée haute, le platier qui se dégage avec le retrait de la mer rend la nage difficile.

A la découverte du lagon de Mayotte avec Budget

Au rond-point du Four-à-Chaux, prendre à droite vers le bourg de Labattoir puis la route du Moya en direction de la plage éponyme. Cette plage, très fréquentée le week-end est équipée de plusieurs kiosques à pique-nique. S’y rendre à marée haute, le platier qui se dégage avec le retrait de la mer rend la nage difficile. Moya est surtout connue pour la ponte des tortues. Généralement les nuits de pleine lune et à marée montante. L’association Oulanga Na Nyamba organise des sorties en garantissant la tranquillité des tortues. A trois minutes en voiture et moins de 20 minutes de marche en prenant son temps, accéder à la montagne de La Vigie. Un site unique, à 203 m d’altitude, parfait pour les photos cartes-postales.

Autre détour inoubliable dans le secteur de Labattoir : le lac Dziani. Le plus simple est d’y accéder en voiture par la route des Badamiers que l’on prend dans le centre de Labattoir. Une centaine de mètres à parcourir à pied depuis le parking suffit pour rejoindre le sentier qui en 1 heure fait le tour du cratère. Lieu sacré, ce lac, couleur émeraude, aux eaux sulfureuses, contraste singulièrement avec le bleu de l’Océan Indien. De ce chemin circulaire qui offre des vues inoubliables sur le lagon, la barrière de corail, Grande-Terre, une bifurcation permet de descendre (difficilement par temps pluvieux) vers la plage de Papani et en 3 ou 4 heures vers l’anse voisine de Moya à travers les cultures vivrières et de manioc.


Avant de “barger”

Revenir au rond-pond du Four-à-Chaux à Labattoir et s’engager sur le boulevard des Crabes en direction de Dzaoudzi et de l’embarcadère pour Grande-Terre. Cette route digue – construite en 1850 – borde la plage du Faré très appréciée des métropolitains (les M’Zungus) à l’heure du coucher de soleil. Elle mène au rocher de Dzaoudzi. Escarpé, dominant l’océan Indien, il est le centre politique historique de Mayotte. Un rôle qu’il partage désormais avec Mamoudzou.

La place de France et le quartier alentour sont un voyage dans la France coloniale. Voisinent la douane, l’armée, l’église Saint-Michel édifiée en 1849, l’ancienne résidence des gouverneurs, construite sur les plans de Gustave Eiffel en 1881, la préfecture actuelle avec son jardin tropical et son entrée marquée par deux antiques canons, des bâtiments coloniaux qui abritent encore Air-Austral ou la Poste… L’hôpital avec ses arcades et le monument aux morts témoignent également de ce passé de conquêtes.


Trajet entre petite terre et grande terre Mayotte

Redescendre et rejoindre l’embarcadère. Le quai Ballou est lui dévolu aux chargements des marchandises à destination de Mamoudzou. Au quai Issoufali, accostent les barges qui, 19 heures par jour, embarquent et débarquent les passagers. Quatre millions de traversées par an entre Grande-Terre et Petite-Terre.

Un trafic intense qui fait de cette courte liaison le premier service ferry de France. Toutes les demi-heures pendant la journée, toutes les heures en soirée, s’amarre une barge (Service transport maritime : 0269 60 10 69/0269 61 01 44) qui vous passera avec votre véhicule en un quart d’heure sur Grande-Terre des 5 h 30 le matin et jusqu’à tard le soir (environ 15 euros pour les voitures, 0,75 euros pour les piétons l’aller et retour). Voir les horaires et tarifs : http://www.mayotte.orange.fr/loisirs/barges/.

Tout Mayotte se croise à l’embarcadère. ceux qui arrivent, ceux qui repartent, ceux qui viennent travailler à Dzaoudzi et réciproquement. Un lieu d’agitation coloré avec ses vendeurs de brochettis (1 ou 2 euros), de souvenirs, de boisons fraîches.